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Histoire

Les origines

 

scène d'un sacrifice d'un taureau, entre 168 et 256 ap. J.-C.
scène d'un sacrifice d'un taureau, entre 168 et 256 ap. J.-C. 
La corrida moderne doit ses fondements aux jeux taurins organisés pour divertir la noblesse espagnole au Moyen Âge. (Cette théorie est contestée par certains qui affirment que les courses de taureaux trouvent aussi des fondements plus anciens parmi les jeux du cirque).
Nombreux sont les historiens de la corrida qui réfutent l'hypothèse d'une origine romaine : «  Les premières courses de taureaux dont on ait connaissance datent des fêtes royales données par Alphonse II des Asturies en l'an 815 ».
 

 

Au Moyen-Age

 

 
Les nobles organisaient entre eux des chasses aux taureaux et des joutes équestres pendant lesquelles ils attaquaient le taureau à l’aide d’une lance.
Au XIIe siècle, le succès d'une fête royale reposait essentiellement sur un personnage inconnu dans les provinces du sud de la péninsule : le mata-toros. Cet homme était généralement originaire des Pyrénées, de Navarre ou de Biscaye, il était choisi avec soin par les souverains, bien payé, et il tuait vraisemblablement l'animal d'un jet de javelot, ce qui impliquait une grande robustesse de sa part.
Ces spectacles se déroulaient sur des places publiques afin de célébrer une victoire, ou pour des fêtes patronales.
On suppose que les maures furent les premiers à utiliser des capes pour détourner le taureau, durant les attaques à la lance. Les espagnols leur attribuent d'ailleurs une grande partie des origines de la corrida et reconnaissent leur avoir beaucoup emprunté.
 

 

XVIe et XVIIe siècles

 

1853 à Nimes
1853 à Nimes 
Au cours des XVIe et XVIIe siècles, la tauromachie à cheval réservée à la noblesse se codifie avec notamment, en 1643, la publication du Traité d’équitation et diverses règles pour toréer de Don Gregorio de Tapia y Salcedo. Les cavaliers pratiquent un combat à l’aide de lances, ancêtre de la corrida de rejón et de la corrida portugaise modernes.

À la même époque, la noblesse commence à utiliser ses valets pour distraire le taureau lorsque eux-mêmes changent de cheval (fatigué ou blessé), ou pour les secourir en cas de chute. Lors de l’apparition du varilarguero, ancêtre du picador actuel, ces « piétons » auront également pour rôle d’éloigner le taureau du cheval et se serviront pour ce faire de capes ou de manteaux, ancêtres du capote.

Il arrive également que le taureau ne soit pas immédiatement tué ; après le combat, il est livré à la populace qui s’en sert pour faire des jeux : pose et retrait de banderilles, sauts de pied ferme ou à la perche par-dessus le taureau, etc. Quand le taureau est trop affaibli pour que ces jeux restent possibles, il est mis à mort

À partir du XVIIe siècle, les toreros à pied, issus du peuple et non plus de la noblesse, commencent à être connus et s’attirent de plus en plus la sympathie du public. La noblesse, de son côté commence à se détourner de ces jeux.


 

 

XXe siècle

 

 
Les années 1910 à 1920 sont souvent appelées l’« Âge d’Or », marquées par des personnalités comme Rafael González Madrid « Machaquito » ou Ricardo Torres Reina « Bombita », mais surtout par la rivalité entre José Gomez Ortega « Joselito » et Juan Belmonte. Ce dernier « invente » le temple, faculté d’accorder le déplacement du leurre et la charge du taureau. Il « invente » aussi l’immobilité : jusqu’alors, le torero reculait lors de la charge du taureau ; désormais il reste en place et dévie la charge.

En 1928, sous la dictature de Primo de Rivera, le caparaçon inventé par le Français Jaques Heyral afin de protéger les chevaux, devient obligatoire : désormais, la rosse sur laquelle était monté le picador ne sera plus étripée en piste. Certains croient voir dans cette décision la fin de la corrida. En réalité, le spectacle se contente d’évoluer : il sera désormais difficile de mesurer la bravoure d’un taureau en nombre de chevaux tués !

20 novembre 1975 : mort du général Francisco Franco. L’Espagne devient une monarchie constitutionnelle, la démocratie revient. Certains entrevoient (et parfois même espèrent) la fin de la corrida, « spectacle franquiste » qui ne saurait survivre longtemps à Franco : dans les années 1960, il y avait 400 corridas par an au maximum ; depuis le début des années 2000, leur nombre évolue autour de 1 600 par an.
 

 

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